| Intro | Cameroonian politician |
| Was | Politician |
| From | Cameroon |
| Type | Politics |
| Gender | male |
| Birth | 1923, Éséka, Nyong-et-Kéllé, Centre, Cameroon |
| Death |
2003, Éséka, Nyong-et-Kéllé, Centre, Cameroon (aged 80 years) |
| Politics | Union of the Peoples of Cameroon |
Théodore Mayi Matip est une personnalité politique camerounaise. Il est vice-président de l’Assemblée nationale du Cameroun durant la présidence d’Ahmadou Ahidjo, dans la période allant de 1960 à 1982. Il était membre du parti d’opposition de l’Union des populations du Cameroun (UPC) et proche du premier dirigeant de ce parti Ruben Um Nyobe
Enfance et débuts en politique
Plusieurs date de naissance sont évoquées, certaines sources évoquent la date de 1928 (Afrique politique), d’autres, celle de 1917. Il est le fils d’un chef traditionnel dans la commune d’Éséka. Il effectue ses études primaires à l’école primaire supérieure de Foulassi, dans la région du Centre du Cameroun. Il devient ensuite secrétaire à la police. Il adhère à la Jeunesse démocratique du Cameroun (JDC), un mouvement proche du principal parti de l’opposition durant l’époque coloniale, l’Union des populations du Cameroun (UPC). Selon certaines sources, il exerce aussi la fonction de journaliste. Malgré l’opposition des plusieurs militants de la JDC, qui voit en lui un soutien de l’administration coloniale, il devient un proche du leader de l’UPC, Ruben Um Nyobe. Il adhère au parti du Rassemblement démocratique africain (RDA) et en 1949, il fait partie de la délégation camerounaise lors du congrès de l’Organisation des Nations unies (ONU). À la suite de la répression du 25 mai 1955 qui fit de nombreuses victimes dans les rangs de l’UPC, il rejoint ses camarades dans la lutte clandestine appelée « maquis ».
Décès de Um Nyobé
Le rôle joué par Théodore Mayi Matip dans la mort du leader politique reste néanmoins pour le moins ambigu. Il fait partie des proches ayant survécu à l’assassinat de celui-ci par l’armée française d’Afrique. En septembre 1958, après de nombreux guet-apens donc il est victime, le poste de commandement de l’UPC est localisé. Informé par ses éclaireurs, Ruben Um Nyobe s’enfuit, accompagné de quelques militants dont Mayi Matip fait partie, mais il est tué par l’armée française. Des incertitudes demeurent sur le rôle joué par Mayi Matip dans le décès de Ruben Um Nyobe, et notamment le fait qu’il soit l’un des rares survivants de ce massacre. L’une des versions envisage qu’il se soit rendu de son plein gré aux autorités coloniales après le décès de Ruben Um Nyobe. Ses prises de positions politique et son ralliement au parti au pouvoir alimentent les soupçons sur le rôle qu’il a pu jouer, et ont provoqué une rupture avec plusieurs militants exilés, notamment Félix-Roland Moumié, Ernest Ouandié, et Abel Kingué. Augustin Frédéric Kodock finit par le rendre complice du décès de son chef.